Réflexions de voyage

10 conseils pour réussir sa mission de volontariat à l’étranger

volontariat à l'étranger

Comme je le disais dans ma rubrique “écris sur Home is everywhere I am”, le voyage, c’est aussi du partage ! C’est pourquoi j’ai accepté la proposition de Blandine, qui travaille pour Guidisto Volontariat, un portail pour les missions de volontariat à l’étranger. C’est une notion que de plus en plus de voyageurs veulent intégrer dans leur voyage, alors j’ai trouvé son idée d’article très bonne! En plus, je suis tout à fait d’accord avec les points abordés dans les lignes qui vont suivre (oui c’est mieux vu que c’est quand même mon blog, hein).

Je n’en dis pas plus, je te laisse découvrir dès maintenant les 10 conseils pour réussir sa mission de volontariat à l’étranger !

Vous voulez vivre une expérience porteuse de sens à l’étranger en vous engageant pour une cause qui vous tient à cœur ? Si oui, le volontariat est fait pour vous ! Ayant moi-même été volontaire et travaillant maintenant dans le secteur, je vous propose aujourd’hui 10 conseils pour que votre expérience à l’étranger soit la plus épanouissante possible, pour vous comme pour les bénéficiaires du projet.

Crédit photo : Guidisto Volontariat

1. Choisissez une mission qui vous correspond

Protection des espèces menacées, soutien aux populations défavorisées, promotion des droits de l’Homme… Il y a de nombreuses causes pour lesquelles vous pouvez vous engager et il est important que vous choisissiez un projet qui vous tienne à cœur et dans lequel vous vous sentirez à l’aise. Faites le test en vous posant la question : « Serais-je capable de mener à bien une telle mission dans mon pays d’origine ? » Si ce n’est pas le cas, alors il est peut-être nécessaire de vous tourner vers une autre mission qui vous correspondrait davantage.

2. Engagez-vous le plus longtemps possible

Certaines missions proposent aux volontaires de s’engager pour une ou deux semaines, mais une fois sur place, vous vous rendrez compte que le temps passe très vite. Si vous vous engagez pour une période trop courte, il y a des chances pour que vous ayez à partir juste au moment où vous aviez commencé à prendre vos marques et à vous sentir complètement à l’aise… J’ajoute que plus vous resterez longtemps, plus vous serez utile au projet sur place, qui a passé du temps à vous former. Il est donc recommandé de s’engager pour une durée minimale d’un mois, et plus si possible !

3. Soyez exigeant sur le choix de l’organisation

Comme Bettina en a fait l’expérience, il y a des bons et des mauvais élèves même dans le volontariat. Avant de partir, prenez le temps de comparer plusieurs organismes et missions de volontariat. Apprenez également à repérer les signaux positifs (+) et négatifs (-), comme par exemple :

+ la demande de volontaires émane de la population et la mission implique des structures locales

+ l’organisme de volontariat cherche à établir un dialogue direct avec vous avant de partir et répond de manière précise à vos interrogations

+ si le projet implique des enfants, on vous demande un extrait de votre casier judiciaire

– l’organisme de volontariat propose des missions dans des orphelinats (explication)

– les volontaires ont la possibilité d’interagir de près avec des bébés félins (explication)

Si vous voulez allez plus loin, vous pouvez consulter le Guide du volontariat à l’étranger, qui inclut une check-list de plus de 50 critères pour juger du sérieux d’une organisation.

volontariat à l'étranger
Crédit photo: Guidisto Volontariat

4. Familiarisez-vous avec la langue locale

Dans la plupart des cas, votre langue de travail par défaut sera l’anglais ou bien le français (notamment dans certains pays d’Afrique francophone). Néanmoins, gardez en tête que ce n’est pas parce qu’il s’agit d’une langue officielle qu’elle est parlée par toute la population ! Dans certains pays d’action, les populations les plus défavorisées ne connaissent que la langue locale, et la communication sera donc plus difficile si vous vous contentez de vos acquis dans les langues indo-européennes.

Sans vous demander de parler couramment le khmer ou le xhosa, apprendre quelques mots et expressions dans la langue parlée par la majorité de la population locale avec qui vous allez travailler vous sera non seulement utile, mais c’est aussi un effort qui est apprécié et qui prouve votre volonté d’avoir une démarche d’échange proactive !

5. Suivez la formation au départ

Cela peut vous sembler une évidence, mais si l’on vous propose une formation avant de partir, essayez de la suivre avec assiduité. Qu’elle soit en ligne ou en présentiel, cette préparation a pour but de vous donner des conseils pratiques et de vous expliquer en détail ce à quoi vous devez vous attendre une fois sur place. Et si cela peut vous éviter des mauvaises surprises ou un choc culturel, ce n’est certainement pas du temps perdu !

6. Interrogez votre statut d’Occidental

L’une des pires choses que vous puissiez faire serait de partir avec l’état d’esprit d’un white savior paternaliste, qui ne verrait dans sa mission de volontariat qu’un moyen de recueillir les éloges sur les réseaux sociaux en allant délivrer de « pauvres petits Africains » de leur misère. Avant de partir, prenez donc le temps de faire un travail de réflexion sur votre statut en tant que volontaire occidental, et sur tout ce que cela implique en termes d’héritage historique et de privilèges. Débarrassez-vous autant que faire se peut des clichés que vous pourriez avoir sur votre pays d’action et sur sa population.

7. Déconnectez-vous

Téléphone, e-mails, réseaux sociaux… Il est bon de se déconnecter (littéralement) lorsqu’on fait du volontariat à l’étranger. Vous profiterez ainsi mieux de l’expérience, et il y a des chances pour que vous soyez plus attentif et ouvert aux nouvelles choses que vous allez découvrir… mais rassurez-vous, cela se fait souvent naturellement !

8. Soyez réaliste sur ce que vous pouvez faire sur place

Changer le monde en quelques semaines, c’est bien entendu impossible. Il arrive pourtant que les volontaires soient déçus des tâches qui leur sont confiées sur place au regard des attentes qu’ils s’étaient fixées avant de partir. Mieux vaut donc être modeste et réaliste sur l’impact immédiat que votre travail aura sur place, qui sera forcément limité. Cela ne signifie pas pour autant que le projet n’en vaut pas la peine, d’autant que le travail ne s’arrête pas au décollage de l’avion pour le retour…

9. Poursuivez votre mission une fois rentré chez vous

Une mission de volontariat, c’est une porte ouverte à une meilleure compréhension du monde et des problématiques liées au développement. Les bénévoles rentrent chez eux en citoyens du monde et sont donc plus susceptibles de poursuivre leur engagement sur le long terme. Cet engagement peut se traduire par un activisme au sein d’une association ou d’un parti politique, mais peut aussi se manifester sous la forme de gestes « simples » comme un changement d’habitudes de consommation ou tout simplement un esprit critique et plus ouvert au monde.

10. Lancez-vous !

Mon dernier conseil prend plutôt la forme d’un encouragement : sortir de sa zone de confort pour partir dans un pays lointain n’est pas une décision facile à prendre. Une mission de volontariat est une occasion unique de vivre une expérience porteuse de sens et de revenir transformé et si vous avez le courage de sauter le pas, je suis convaincue que vous ne le regretterez pas. Alors, lancez-vous !

Crédit photo: Guidisto Volontariat

À propos de l’auteure

Je m’appelle Blandine et je travaille pour guidisto-volontariat.fr, un portail francophone indépendant pour le volontariat à l’étranger. En plus de répertorier plus de 400 projets partout dans le monde (Afrique, Asie, Amérique du Sud, Amérique du Nord, Europe et Océanie), notre mission est de promouvoir un volontariat véritablement utile et responsable !

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